Les bijoux ethniques

Article écrit le 01/10/2018 par Michelle

De tous temps, les hommes et les femmes ont accordé de l’importance aux vêtements, au maquillage et aux bijoux. Vêtements d’apparats ou vêtements de tous les jours, l’apparence physique en disait déjà long sur le milieu social d’une personne ou son rôle dans la société. En parallèle, l’exploitation de pierres précieuses a donné l’idée aux hommes d’orner les vêtements, leurs coiffes et leurs bijoux de pierres. Au fil du temps, les codes ont changé, des modes se sont créées, mais les vêtements et les bijoux sont devenus des éléments distinctifs des différentes cultures. Les références aux peuples qui ont existé partout dans le monde, à différentes époques sont si fortes, qu’encore aujourd’hui, les bijoux ethniques évoquent immédiatement quelque chose pour nous.

Les bijoux ethniques : un voyage dans le monde et dans le temps

Parmi les bijoux ethniques qui ont encore la cote aujourd’hui, on peut penser à ceux qui s’inspirent de l’époque hellénistique. Ces bijoux sont généralement composés de larges parties en acier blanc ou gris, ornés de grosses pierres rondes ou ovales. Les pierres utilisées pour décorer les bracelets, les boucles d’oreilles ou les bagues sont de l’onyx ou de la tourmaline. Le corail peut aussi être utilisé, et bien évidement la turquoise est elle aussi une gemme très importante. Les bracelets par exemple, sont de larges lamelles de métal (mais très fines d’épaisseur) sur lesquelles sont gravés des motifs propres à la période grecque. La présence de métal dans ces bijoux est une formidable opportunité pour les bijoutiers actuels qui proposent des bijoux personnalisés grâce à des méthodes de gravure dans des matières métalliques.

Les bijoux d’inspiration amérindienne reviennent en force sur le marché. Ils ont un côté bohème et baba cool dû à l’utilisation de matériaux plus naturels et provenant d’animaux, comme des plumes ou du cuir. Les colliers sont longs, les bracelets sont composés d’une multitude de petites pièces comme des os, des tresses, des perles ou des plumes. Ces bijoux traditionnels avaient une fonction rituelle, utilisés lors d’événements liés aux croyances des Indiens, mais aussi une fonction hiérarchique.

Plus au sud, les civilisations précolombiennes comme les Mayas ou les Aztèques inspirent encore aujourd’hui la joaillerie. Les bijoux imposants étaient dorés et chatoyants. La multitude de couleurs rendent ces bijoux très reconnaissables. Des ornements comme des dents de jaguar ou de crocodile pouvaient venir s’ajouter aux pièces de vêtements, comme sur une coiffe ou une ceinture. Les pierres utilisées étaient la topaze, l’obsidienne ou le jade. Un peu plus au sud, bien qu’on les confonde souvent, il y avait la culture inca. Celle-ci suit la côte ouest de l’Amérique du Sud et les Andes. Pour des raisons de climat, les vêtements étaient plus chauds et tricotés, mais ces longs manteaux ou ces longues robes pouvaient tout de même être agrémentés de bijoux. On pense notamment à l’énorme coiffe en demi-cercle qui était posée sur la tête des femmes et des hommes importants. Tel un serre-tête qui rappelle un demi-soleil, il était fait en or. De même, un imposant collier d’une pièce, en forme de demi-lune tombait et couvrait toute la poitrine.

Les bijoux traditionnels africains, que l’on qualifie souvent d’art tribal, sont connus dans le monde entier. Cette dénomination fait principalement référence aux tribus d’Afrique noire qui en réalité présentaient des différences indénombrables, même entre tribus voisines. La richesse des bijoux tribaux tient plus dans ses couleurs et sa multitude de matériaux utilisés que dans la valeur réelle des ceux-ci. Les matériaux de valeur sont surtout l’ébène et l’ivoire, qui peut même parfois être considéré comme un type de pierres précieuses, sous la dénomination de pierre organique. Les parures sont tellement grandes qu’on peut même considérer que certains habits d’apparats sont un seul bijou d’une pièce, de la tête aux pieds. Raphia, cuir, bois, perles, crin, velours, ivoire, sont les matériaux qui peuvent orner les masques, les bracelets, les colliers ou les bracelets de chevilles des anciennes tribus africaines.

Les bijoux asiatiques sont également difficiles à catégoriser, tellement d’une ethnie à l’autre, les motifs diffèrent. En Inde, par exemple, les bijoux sont dorés et extrêmement raffinés. Les bijoux représentaient la dote familiale. Même les familles les plus pauvres pouvaient avoir des bijoux, représentant le seul héritage familial. Selon les régions du pays, il y a une tradition qui accorde plus d’importance à l’orfèvrerie, une autre qui privilégie l’argent et encore la méthode Kundan qui met la pierre en avant, en utilisant une structure en feuille d’or, la plus discrète possible. Ici, tous les bijoux ont un nom et les formes sont assez originales. On pense notamment au piercing nasal qui lors du mariage est relié à l’oreille par une chaîne.

En Chine, les bijoux indiquaient clairement le rang de ceux qui les possédaient. Des pierres de lapis-lazuli, de quartz, de rubis ou des perles étaient brodées sur les coiffes des femmes. Les perles étaient si précieuses qu’elles étaient réservées aux seuls membres de la famille impériale. L’autre bijou traditionnel chinois est l’énorme collier qui pendait jusqu’aux genoux des hommes et femmes de haut-rang. Ce cordon sur lequel était enfilés des perles, finissait par un lourd pendentif qui faisait contrepoids.

image de bracelet ethnique